La méthode Alexander


 

 

Formée à Londres, il y a quinze ans, à la Technique Alexander, Véronique Bartin a longtemps prêché dans le désert dans le « milieu de l’équitation ». Dans les mondes de la musique, de la danse ou du théâtre, où elle intervient, la technique Alexander s’est rapidement installée comme un complément nécessaire à l’apprentissage des techniques artistiques. Dans l’équitation,  elle sentait bien que la méthode correspondait à un besoin réel et croissant : ses stages faisaient le plein de cavaliers individuels de tous âges et de tous niveaux.

 

L’année 2002, a marqué un tournant. Une intervention au colloque pédagogique de Saumur, plusieurs stages longs auprès d’élèves moniteurs, un mémoire sur l’Alexander présenté par l’un de ses élèves au diplôme d’Instructorat, un livre qu’elle signe aux Editions Belin et, en fin d’année, un stage fédéral à destination d’enseignants en activité. Autant de signes qui encouragent Véronique Bartin à se fixer un nouveau but : former de nombreux enseignants et futurs enseignants à la technique Alexander, comme c’est déjà le cas en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis. Et grâce à cela, elle souhaite contribuer à développer une pédagogie équestre centrée sur la personne.

« Ce qui intéresse un enseignant Alexander, c’est la manière dont la personne s’utilise corporellement, mentalement, émotionnellement. Ce qui nous préoccupe, c’est la personne, avant même le cavalier. Ce qui est passionnant, c’est que chaque personne est unique dans sa manière de fonctionner, de vivre sa relation au cheval. Notre pédagogie est donc nécessairement personnalisée, même quand nous travaillons avec un groupe. Dans mes leçons ou mes stages, je n’ai jamais le sentiment de répéter, de reproduire un exercice. C’est l’anti- routine et de plus j’apprends avec chaque cavalier, je découvre sans cesse ».

 

Le film de Béatrice Fletcher . cavadeos.com

Le film de l'American Society of Alexander Technique